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Niger
- Compte-rendu mai 2008
Ce projet a
été initié à l'initiative des districts
1620 & 2170 en 2005.
Novembre 2005 : mission de reconnaissance et de contacts sur le
terrain,
Année 2005/2006 : récolte de fonds pour la première
tranche des travaux,
Résultat : 61 clubs ont contribué pour un montant
de 142.900 € + subvention de contrepartie 32.800 € soit
un total de 175.700 €. Novembre 2006 : versement Unicef Niger
170.000 €,
Mars 2007 : seconde mission sur le terrain et actualisation du projet
+ étude, Juin 2007 : distribution à tous les clubs
d'un DVD reportage de la mission au Niger. Septembre 2007 : début
des travaux de réhabilitation de treize puits,
Novembre 2007 : note d'Unicef sur l'avancement des travaux et remise
du rapport intermédiaire à la Fondation Rotary.
Année 2006/2007 : récolte de fonds pour la seconde
tranche des travaux,
Résultat : 51 clubs ont contribué pour un montant
de 139.750 € + participation des districts 27.500 € +
seconde subvention de contrepartie 35.750 € soit un total de
203.000 €
Les travaux
de réhabilitation de 13 puits entamés en septembre
2007 sont en bonne voie.
La procédure pour la seconde phase a été très
longue. En effet, la situation politique dans le pays a fait que
finalement le (jeune) club d'Agadez s'est désisté.
Après de longues discussions avec les trois clubs de Niamey,
j'ai obtenu l'accord du club de Niamey Gaweye pour être le
partenaire local dans le second matching grant. Celui-ci a pu être
rentré avant le 31 mars et nous attendons l'acceptation d'Evanston.
Entretemps, sur le terrain, suite à l'étude complète
que nous avions fait réaliser l'année dernière,
il a été décidé d'entreprendre deux
forages. La profondeur estimée étant supérieure
à 200 mètres, ces travaux sont plus onéreux
que le fonçage de simple puits modernes tels qu'ils avaient
été prévus initialement. Par contre ils permettront
à une plus grande population d'avoir accès à
une eau potable en quantité et qualité suffisante.
Dès l'acceptation du matching grant par la F.R. nous serons
en mesure de verser la seconde tranche de 200.000 € à
Unicef et nous pensons que les travaux pourront être terminés
avant la fin de cette année.
Je continuerai à vous tenir au courant.
Georges Richard
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Mission
au Niger du 5 mars au 12 mars 2007
En
colonne de sept voitures tout-terrain, nous sommes partis d'Agadez
vers Tahoua. Cinq Rotariens, deux étudiantes d'Ath comme
témoins, la cinéaste Marion Hänsel - qui avait
accepté le parrainage de ce projet "eau" du Rotary
- et le directeur d'Unicef Belgique. La caravane comprenait ausi
quelques journalistes, dont les équipes TV du Niger et de
Belgique. Et enfin une unité armée nigérienne.
Parcourir 2.000 km à travers un pays désertique en
moins de cinq jours, sous une chaleur torride (jusqu'à 40°),
souvent sans pistes et en laissant derrière soi de grands
nuages de poussière, loger la nuit dans de petites tentes,
pour aller à la rencontre de personnes qui ne possèdent
absolument rien et sûrement pas de perspectives d'avenir:
eh bien non, ce ne fut vraiment pas une partie de plaisir!
Nous ne pouvions mieux nous imprégner de la problématique
du manque, parfois de l'absence d'eau au Niger que par le biais
de l'approche à la fois concrète, professionnelle
et éclairante des autorités locales. Nous avons apprécié
les présentations claires des responsables du département
hydraulique.
Dans
différents villages - qui, dans le pays, sont très
éloignés les uns des autres - l'accueil enthousiaste,
voire festif, que nous ont réservé les pauvres parmi
les pauvres était une imploration à l'aide. Nous avons
également visité quelques villages où il existait
déjà des puits corrects de différents types
selon la nature du sous-sol, et de profondeur pouvant atteindre
les 100 mètres. C'est dans ces villages privilégiés
que nous avons vu de petites écoles bien tenues, des dispensaires
(l'un d'eux n'était pas terminé, vide, car l'ONG qui
s'était attelée à sa construction n'avait plus
de sous disponibles...), et nous avons même pu admirer un
grand jardin potager irrigué et parfaitement entretenu. L'eau,
source de vie!
Nous avons été fort impressionnés par ces différentes
visites. Tout comme par les contacts avec la direction d'Unicef
au Niger, avec les responsables du tout nouveau Rotary Club d'Agadez,
et par les réunions de coordination. Toutes ont mené
à la même certitude: la collaboration devrait être
efficace pour la réalisation de la première phase
de notre action, qui est en cours d'exécution, ainsi que
de la seconde phase, prévue et qui nous apparaît aujourd'hui
comme un fait.
La suite des travaux semble donc garantie, en espérant bien
sûr que des surprises quant à la nature du sous-sol
ne viendront pas mettre des bâtons dans les roues. Le bagage
technique des gens de terrain et leur connaissance en la matière
laissent suffisamment de marge pour mener à bonne fin le
projet Rotary/Unicef. Ceci pour le plus grand bien des milliers
de personnes qui, chaque jour, partent à la recherche d'eau
pour survivre, en parcourant quotidiennement jusqu'à 40 km
à pied!
Photos
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Mission
au Niger du 26 novembre au 5 décembre 2006
Une
mission rotarienne est partie ce samedi 26 novembre au Niger pour
une semaine (retour lundi 5/12/05).
Son objectif est de rencontrer tous les acteurs locaux qui interviendront
dans notre action inter districts (1620 + 2170) pour améliorer
l’accès à l’eau potable aux habitants
de 20 villages dans le département de TCHIN- TABARADENE au
Niger.
Ils rencontreront notamment nos partenaires d’UNICEF, les
rotariens des deux clubs Rotary locaux (+ un en formation), les
autorités locales, la représentation de la coopération
belge au Niger, etc …et se rendront sur le terrain pour ramener
un témoignage photographique de la situation actuelle de
ces villages.
Vous pourrez, en fonction des possibilités de connection
à Internet là-bas, partager régulièrement
le périple de nos amis.
Les participants sont : Georges et Janik Richard (Rc Bruxelles-Europe),
Jean-Marie Crèvecoeur et Jean-Luc Moureaux (Rc Wezembeek-Kraainem),
Madame Marie-Claire Oost (juge), Messieurs Jean-François
Brecx (médecin) et Jean-Paul Delcorde (maison d’accueil
enfants du juge) ces derniers se rendant à la demande du
ministre nigérien de la justice pour étudier la possibilité
de créer un centre pour enfants délinquants à
Niamey. |
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| Niamey,
le 28 novembre 2005 à minuit.
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Chers amis
Après
une longue attente (3 heures de retard) dans l’aéroport
de Tripoli, nous avons rejoins Niamey à deux
heures du matin. Le président et le vice –président
du Rotary club de Niamey Croix du Sud nous attendaient
pour nous conduire à notre hôtel. Première
photo, la vue sur le fleuve Niger dimanche matin en
nous levant. Nos amis rotariens avaient organisé
une réunion rotarienne sur la terrasse de l’hôtel
à 11 heures afin de faire plus ample connaissance
et de leur expliquer en détail le but de notre
mission. Ils ne nous ont plus quitté de la journée,
nous faisant découvrir leur ville.
Ce matin, lundi 28/11, nous avions rendez-vous à
l’UNICEF à 8 h. afin de nous rendre sur
le terrain pour visiter des villages dans la région
de Tilabéri à 130 km au Nord ouest de
Niamey et visiter des installations hydrauliques qu’ils
sont en train de réaliser. Cette journée
fort intéressante nous a permis de faire la connaissance
de nos partenaires nigériens et de leur poser
beaucoup de questions afin de compléter notre
dossier. La seconde photo montre les jeunes filles d’un
village se retrouvant autour d’un puit pour la
« corvée eau » quotidienne. La troisième
photo montre la mare proche d’un autre village,
seul point d’eau accessible où non seulement
les animaux viennent s’abreuver, mais où
les habitants se lavent, font leur lessive, mais encore
s’approvisionnent en eau (non potable) d’où
d’affreuses maladies telles le ver de guinée.
En fin de journée, après avoir pris une
douche en vitesse, nous avons été reçus
par la première dame du Niger (l’épouse
du Président) à qui nous avons exposé
l’objet de notre voyage dans son pays (quatrième
photo).
Nous avons loué deux 4X4 pour partir demain matin
tôt à Agadez (1.000 km) où nous
logerons demain soir pour rencontrer mercredi l’antenne
d’UNICEF qui s’occupe du Nord ouest du pays.
Ensuite, nous nous lancerons à la découverte
de la région de Tchin – Tabaradene et des
villages où nous avons l’intention de creuser
nos puits. J’espère avoir la possibilité
de t’envoyer un autre compte rendu d’Agadez.
Bien amicalement,
Georges
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Agadez,
le 1er décembre 2005 7h du matin. |
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Chers amis,
Nous
vivons une expérience extraordinaire mais aussi
très dure.
Etre confrontés aux problèmes multiples
de la population la plus démunie du monde nous
donne à la fois une impression d’impuissance,
mais renforce notre conviction qu’il faut agir.
Hier nous avons eu une réunion avec les responsables
UNICEF de la région en présence des responsables
de l’aménagement du territoire et du développement
communautaire du département de Tchin Tabaradene.
Nous avons pu leur poser de nombreuses questions qui
nous ont permis de mieux comprendre les structures locales
ainsi que la problématique du secteur de l’eau
et de l’assainissement. Ensuite j’ai eu
la chance de rencontrer le rotarien Nicholas Mancus
responsable de la task force Eau, Santé et Alimentation
(WHHR) du district 9100 (Afrique de l’Ouest).
Nous avons passé la soirée ensemble avec
huit nigériens qui envisagent de créer
un nouveau club Rotary à Agadez. J’ai pu
ainsi parler jusque tard dans la nuit avec des autochtones
qui m’ont appris plus en une soirée que
tout ce que j’aurais pu lire dans les rapports
des ONG. Comme tu le vois, c’est passionnant,
mais la réalité est très dure à
affronter. Nous partons ce matin vers Tahoua où
nous rencontrerons la direction de l’hydraulique
pour la région, les distances étant très
grandes et les routes en mauvais état, nous perdons
beaucoup de temps en déplacements. Demain matin
nous partirons à l’aube pour Tchin Tabaradene
où nous sommes attendus par le préfet
du département qui nous fera visiter quelques
villages faisant partie du projet « Eau source
de vie ».
Mon prochain rapport ne pourra vraisemblablement être
fait que samedi à Niamey.
Bien amicalement,
Georges
| Tahoua,
le 2 décembre 2005 – 22h15 |
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| Chers
amis,
«
Aman Iman » (proverbe touareg)
= « L’eau, c’est
la vie ! »
Nous
avons rencontré hier soir le
directeur de l’hydraulique pour
la région de Tahoua. Il nous
a remis une carte indiquant la position
géographique des villages où
les puits sont à réaliser
ou à réhabiliter.
Départ ce matin à 7h30
pour Tchinta (Tchintabaraden)
Trois heures et demi de route dont
deux heures de piste pour arriver
au chef lieu qui compte 9.000 habitants.
Déception, le Préfet
n’est pas là, il semblerait
qu’ils n’ont pas été
prévenus de notre visite (absence
de ligne téléphonique
normale).
Nous sommes reçus par son adjoint
à qui nous expliquons l’objet
de notre visite.
Après les palabres indispensables
(nous sommes en Afrique), il est convenu
qu’un employé de l’administration
communale nous accompagne pour visiter
deux villages (voir photos). En parlant
via un interprète aux chefs
de village, nous avons la confirmation
que pour eux l’eau est vraiment
la toute grande priorité. Il
s’agit d’une zone pastorale
et les besoins en eau du cheptel sont
importants (dromadaires, vaches, chèvres).
Le climat chaud, la terre aride, la
profondeur à laquelle il faut
creuser (jusqu’à 100
mètres), les faibles moyens
techniques locaux et l’éloignement
des villages augmentent le coût
de l’entreprise. Nous sommes
rentrés après le coucher
du soleil, fatigués par la
route mais satisfaits d’avoir
pu nous rendre compte par nous-mêmes
du bien fondé de notre projet.
Demain nous rentrons à Nyamé
où une réunion rotarienne
a été prévue
pour nous le soir afin de considérer
ensemble les possibilités de
coopération sur ce projet.
Bien
amicalement,
Georges
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